Un petit peu d’histoire …
En 1991, le constat qu’un certain nombre de situations de grand conflit entre des parents n’était plus solvable par la médiation familiale classique. Des médecins, assistants sociaux, psychologues, magistrats et avocats arrivaient au constat du besoin de créer une structure pour prendre en charge ces situations où la séparation conflictuelle mettait en péril la relation entre l’enfant et son parent avec lequel il ne vit pas. Les deux espaces rencontre de Belgique francophone furent créés après que les équipes aient été se former en France et au Canada, ces deux pays ayant déjà des années d’expérience dans ce domaine.
C’est en septembre 1992 que ces deux espaces rencontre se sont mis à fonctionner de manière effective dans le cadre d’un projet pilote financé par la communauté française de Belgique. Après 2 ans d’activité, ces services commencèrent à être financés par le secteur de l’Aide à la Jeunesse.
En 1996, la ministre de l’époque, soutenant qu’il s’agissait d’une compétence du Ministère de la Justice, les services n’ont plus de subsides à leur disposition. Espace Rencontre Bruxelles ainsi que d’autres services, se retrouvèrent forcés de fermer leurs portes. La situation resta précaire et ERB dû batailler pendant près de 4 ans afin de maintenir son activité.
A l’été 2000, la majorité des espaces rencontre ont signé avec le Ministère de la Justice, une convention de subsides dans le but de financer directement les différents services, regroupés désormais dans un projet national et adhérant à un code de déontologie unique. Grâce à une détermination des professionnels et à l’appui de plusieurs politiques, plusieurs services espace rencontre ont finalement pu être reconnus et subsidiés par la COCOF, et ce jusqu’en 2016 où un transfert de compétences s’est amorcé, ayant abouti à une subsidiation par la fédération Wallonie Bruxelles depuis 2018.
Notre service, soutenu par le secteur de l’Aide à la Jeunesse dès sa création en 1992, est, depuis 2018, subsidié et agréé en tant que service partenaire des Maisons de Justice. Ces changements n’ont pour autant pas modifié la raison d’être de notre accompagnement, à savoir celui d’être porté vers l’intérêt de l’enfant, avec chacun de ses parents comme partenaires.